La citadelle, Piotr Alechkovski

Tu l’as veux la citadelle ? Il va falloir me passer sur le corps pour l’avoir

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Amatka, Karin Tidbeck

Under his eye

Dans une colonie glaciale du nom d’Amatka, Vanja, une jeune femme est envoyée par les autorités pour faire une étude sur l’hygiène des travailleurs. Amatka est une colonie où les émotions ne comptent pas, où chaque personne a un rôle à jouer et où personne ne remet en cause les différents ordres que leur donne leur supérieur. Vanja n’est pas à l’aise dans son travail, elle n’est pas à l’aise avec les gens, mais elle s’acquitte de sa tâche sans protester.

Karin Tidbeck dans ce roman de science fiction décrit une société fermée où chaque personne a une place, un rôle à jouer. Les personnages s’acquittent sérieusement de leur travail, des ordres que leur donne les autorités sans se poser de question. En lisant ce livre, on pense de suite au communisme, où personne n’avait de propriété, ne possédait de bien et on brûlait les livres, il n’y avait plus de dieu. Et on pense aussi à ce roman, depuis quelques années adapté en série tv La servante écarlate de Margaret Atwood.

Un roman intéressant même si je regrette que les relations entre les personnages ne soient pas plus développées.

La ferme aux poupées, Wojciech Chmierlaz

Ainsi font, font, font, les petites marionnettes

Dans un petit village de Pologne, l’inspecteur Mortka va devoir retrouvé deux jeunes tziganes disparues depuis plusieurs jours. Rapidement, une des filles est retrouvée dans une grotte où git les corps de quatre femmes. Mortka va devoir travailler comme consultant avec la police locale afin de démasquer le ou les assassins et tenté de restaurer sa réputation de bon policier.

Quelle joie de retrouver l’inspecteur Mortka. On l’avait laissé dans une fâcheuse posture dans Pyromane de l’auteur polonais Wojciech Chmielarz. Là encore l’auteur décrit avec attention les tensions qui existe entre les polonais et les tziganes qui sont une tribu dont personne ne veut. En effet, on associe cette population à des voleurs de poules, des tueurs alors que non mais les idées toutes faites ont la dent dure. Bref, on a là un roman policier, pas si sombre malgré l’histoire qui nous est contée et l’auteur démontre que les auteurs polonais sont à suivre de près.

J’ai moins été accrochée qu’avec Pyromane mais j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire.

Anna Karénine, Leon Tolstoï

Peut-on aimer passionnément une personne sans tout détruire ?

A la fin du XIX° siècle, une jeune femme Anna Karénine va tenter de sauver le mariage de son frère. Elle ne sait pas que lors de ce voyage elle va faire la connaissance d’un homme qui va faire voler en éclat son mariage et la condamné à une vie malheureuse.

Konstantin Levine, grand ami de Stiva (le frère d’Anna), cherche à déclarer sa flamme à une femme qui rêve d’un autre. Cet homme souhaite avoir une vie paisible au milieu de ses champs, la vie mondaine qui entoure sa bien aimée le laisse sans voix et craint que son rêve ne se réalise jamais.

Quand on regarde les multiples adaptations cinématographiques d’Anna Karénine, on retient surtout une belle histoire d’amour tragique. Mais quand on lit l’oeuvre de Léon Tolstoi on se rend compte que cette histoire est tellement plus que ça. Déjà on voit plus les personnages qui sont souvent mis au second plan et pourtant ils sont tout autant intéressant. L’auteur décrit la société russe de la fin du XIX siècle, les moeurs et surtout les sentiments, les réflexions qui s’agitent dans les esprits des personnages. C’est un roman qui décrit son époque, décrit des personnages qui veulent vivre leur vie selon leurs désirs et non selon ce que la société impose.

C’est un des plus beaux romans que j’ai lu.