L’oiseau bleu d’Erzeroum, Ian Manook

Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort.

En 1915 à Erzeroum, deux petites filles Haïganouch et Araxie voient leur village dévasté et sont faites prisonnières par l’armée turque. Les deux petites filles se retrouvent dans un convoi où pendant des jours et des semaines elles vont devoir marcher. Heureusement, elles trouvent une femme qui les prend sous son aile, la femme les aide à supporter la faim, la soif et les protège des hommes. Chaque jour, elles voient des hommes et des femmes mourir sur le chemin. Dans un village, un médecin vend les fillettes comme servante auprès d’une jeune fille qui se marie à un turc. Le médecin donne l’argent à la femme protectrice des filles pour qu’elle aille se mettre à l’abri.

Un diplomate américain est avec une jeune allemande et ne rêve que d’en faire son épouse ou son amante. Ils arrivent dans une clairière où la jeune femme veut se baigner mais l’horreur les rattrape. Ce sont des milliers de corps qui sont dans la rivière, l’allemande perd la tête et se retrouve enfermé dans un hôpital psychiatrique. L’américain prends des photos et veut à tout prix que son pays demande des comptes à la Turquie pour le massacre perpétré. Mais les Etats-Unis n’en feront rien, après tout ce sont des arméniens que l’on tue pas des citoyens américains.

Les premières pages de ce roman sont dures, très dures car on est plongé dans la barbarie et heureusement la très belle écriture de Ian Manook permet de supporter les horreurs. Mais il faut appeler un chat un chat, le génocide arménien a fait des milliers de mort, en 1915 le gouvernement turc a voulu se débarrasser de la population arménienne qui se trouvait au nord de la Turquie en Anatolie. Au fil des pages de ce roman, on découvre un personnage qui aura un rôle important dans l’Histoire, dans le centre psychiatrique où se trouve la jeune femme allemande il y a un soldat autrichien qui lui aussi va décimer des populations à cause de leur religion, de leur appartenance à une communauté : Hitler. Ce livre est le premier tome d’une trilogie, vers la fin on voit la montée du nazisme et les personnages s’en inquiètent parce qu’ils connaissent la peur, les répressions. Il y a heureusement des moments heureux, doux comme les mariages où l’auteur décrit les pâtisseries sur les tables, les couleurs des vêtements, la musique.

Ian Manook voulait écrire depuis des années l’histoire de sa famille, il a récolté les souvenirs de sa grand-mère, j’aime à croire qu’une des petites filles est sa grand-mère.

Publié par lesvapeursdelest

La lecture a toujours été un de mes plaisirs favoris, j'ai donc fait des études pour être bibliothécaires. Chaque année c'est des milliers de livres qui sont édités, mais seulement une partie infime nous est dévoilé. J'ai eu envie, non pas de faire un énième blog sur la littérature dont on parle le plus, mais de parler des autres livres qui valent tout autant le détour.

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