La fatigue du matériau, Marek Sindelka

Je te retrouverais où que tu sois.

Amir et son frère ont quittés la guerre dans leur pays pour venir en Europe. Ils passent par des passeurs qui leurs demandent des sommes considérables pour voyager dans des conditions inhumaines. La route est longue et difficile. Au cours du voyage, les deux frères vont se perdre de vue, Amir va devoir continuer le chemin seul. Il marche pendant des heures, des jours, la faim, la fatigue se font sentir. Mais Amir avance, il sait qu’au bout du chemin il va retrouver son frère et l’espoir d’une nouvelle vie loin du chaos.

Dans ce roman, l’écrivain tchèque Marek Sindelka aborde le sujet difficile de la migration et du point de vue d’un migrant. Chaque année, plusieurs personnes migrent pour des raisons souvent économiques mais depuis 2015 le flux s’est accéléré notamment avec la guerre en Syrie, Afghanistan et ces populations fuient la guerre, des conditions de vie impossibles (pauvreté, condition de la femme, sexualité, réchauffement climatique, dictature) et cette migration est la plupart du temps faite de façon illégale. L’Europe et d’autres pays ont bien du mal à gérer cette situation mais ici, l’auteur ne veut pas nous donner des leçons, il ne fait qu’observer une situation et il nous en parle pour que nous soyons au courant de cette marchandisation de l’être humain et des risques que prennent ses femmes, hommes, enfants pour essayer de se reconstruire une vie meilleure loin de chez eux. Ce roman est fort, puissant, j’imagine qu’il a discuté avec des migrants pour retracer le parcours de ce personnage fictif, des conditions de voyage inhumains qu’il doit endurer au risque de perdre la vie.

Il y aurait beaucoup à dire et ce livre pourrait ouvrir sur un débat mais ce que je retiens c’est la puissance, la force des mots qui se dégage.

Publié par lesvapeursdelest

La lecture a toujours été un de mes plaisirs favoris, j'ai donc fait des études pour être bibliothécaires. Chaque année c'est des milliers de livres qui sont édités, mais seulement une partie infime nous est dévoilé. J'ai eu envie, non pas de faire un énième blog sur la littérature dont on parle le plus, mais de parler des autres livres qui valent tout autant le détour.

2 commentaires sur « La fatigue du matériau, Marek Sindelka »

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