Avenue nationale, Jaroslav Rudis

 Je ne suis pas tchèque. Je suis un romain.

Vandam vit à Prague, en République tchèque. Vandam est un surnom, il adore Jean-Claude Van Damme et fait tous les jours des pompes. C’est un homme intelligent, cultivé, qui aime les récits de bataille de l’époque romaine. Il pense que la vie s’apprend en donnant des coups de poing. Il faut respecter les gens qui ne viennent pas te chercher des noises, mais quand des étrangers arrivent il faut leur montrer qui est le chef.

Les premières phrases du texte brèves, sèches dans un style militaire nous indique la façon de penser du personnage. L’auteur, Jaroslav Rudis a voulu nous faire voir la mentalité des extrémistes qui sévissent dans beaucoup de pays de l’ex-URSS. Après la « Révolution de velours » en 1989 en République tchèque, les gens pensaient qu’ils étaient libres, que leur vie allaient changées. Malgré la dissolution de l’union soviétique, et l’entrée dans l’Union européenne, les gens ont l’impression d’avoir été trompés et n’ont plus confiance dans le gouvernement. Alors ils passent le temps dans un bar, à ressasser ce qu’ils ont perdus, que le monde les prend pour des cons parce qu’ils ne pensent pas comme les autres.

Avenue nationale est un roman puissant, parfaitement maîtrisé. Une gifle magistrale !

3 commentaires sur « Avenue nationale, Jaroslav Rudis »

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